Alors qu’en 2024, le monde se confronte plus que jamais aux conséquences du changement climatique, ainsi qu’aux défis de sécurité énergétique, accélérer le déploiement des énergies renouvelables est devenu plus qu’un choix politique et économique, une véritable urgence ! Une priorité incontestable à l’échelle internationale. Face aux enjeux qui s’intensifient et aux défis qui se multiplient, Domuneo vous propose un tour d’horizon des avancées accomplies à date, et un focus sur les stratégies liées aux énergies renouvelables et nucléaire en France en 2024.
Les énergies renouvelables et le nucléaire, 2 piliers de la stratégie énergétique française en 2024
Notons en effet que côté français, le gouvernement va s’appuyer sur 2 piliers principaux – les énergies renouvelables ainsi que le nucléaire – une ambition déjà soulignée par le Président de la République, lors d’un déplacement à Belfort, en février 2022. « Nous devrons être en mesure de produire jusqu’à 60 % d’électricité en plus qu’aujourd’hui », précisait Emmanuel Macron. Pourquoi ? « Car le monde de demain sera plus électrique ». L’IEA (Agence internationale de l’énergie), a d’ailleurs récemment estimé dans une étude que la part des énergies renouvelables dans la génération globale d’électricité (dans le monde) va passer de 26% (2019), à 30% d’ici 2024. Ces technologies durables et moins polluantes longtemps estimées à la marge, sont maintenant l’épicentre – dans légion de pays -, des stratégies de décarbonation, ou encore de diversification énergétique. Des énergies vertes de plus en plus compétitives en miroir avec les sources dites plus traditionnelles (baisse des coûts de production, innovations technologiques, optimisation des capacités de production…).
Déploiement des énergies renouvelables marine (éolien) en France en 2024
Avec un objectif de 45 GW d’éolien en mer souhaité en service dès 2050, on imagine qu’il est urgent pour le gouvernement français d’accélérer ses décisions et actions, avec une année 2024 déjà considérée comme décisive. En début d’année, la présentation de l’avant-projet de loi sur la souveraineté énergétique a créé de nombreux remous de surface auprès du syndicat des énergies renouvelables (SER).
Face à une relance du nucléaire qui s’organise en 2024 avec en cap des objectifs chiffrés et séquencés dans un timing clair, il semblerait que les choses diffèrent quelque peu pour les énergies renouvelables et notamment l’éolien marin : peu ou pas de références à des objectifs chiffrés de développement dans cet avant-projet. Alors que l’objectif officiel prôné reste bien 45 % d’énergies renouvelables dans la consommation énergétique d’ici 2030.
La commission européenne à mis en ligne le projet français (plan national énergie climat) entérinant les objectifs du pacte éolien en mer, mais limitant toutefois l’hydrolien à des fermes pilotes. La version en consultation par le gouvernement français prévoit, pour sa part, la possibilité d’appels d’offres sur de nouveaux projets. 4 pour l’éolien en mer sont en cours d’attribution en 2024. Le premier en Bretagne (lors du 1er semestre 2024). 3 autres en Méditerranée et en Manche, avec des cahiers des charges pas encore publiés.
Zoom sur des mises en service de parcs éoliens en mer en 2024
En 2024 l’éolien offshore en France, sera rythmé par la mise en service de plusieurs parcs. Dans la même veine que le parc éolien de Saint-Nazaire (2022), ceux de Saint-Brieuc et de Fécamp seront officiellement terminés, opérationnels, et reliés au réseau début 2024. Le parc éolien en mer du Calvados (64 éoliennes) envisage un début de production pour fin 2024, avant une mise service officielle et définitive en 2025. Depuis janvier 2024, le parc de Dieppe-Le Tréport a commencé avec notamment le forage et l’installation de ses fondations. Côté méditerranée, le projet PGL (Projet Grand Méditerranée) devrait être mis en service. Deux autres projets pilotes (Eolmed et EFGL) sont prévus également pour mise en fonction opérationnelle pour la fin de l’année 2024.
Un plan de développement ambitieux pour le nucléaire en France en 2024
Le plan France 2030 ambitionne de relancer en 2024 la filière nucléaire notamment par accélération de l’innovation (nouveaux réacteurs nucléaires de petite taille, formation aux métiers du nucléaire…). En résonance avec les objectifs de décarbonation de l’énergie et de neutralité carbone d’ici 2050, le plan 2030 prévoit un investissement de 54 milliards d’€. Une somme qui semble colossale, mais qui ambitionne de rattraper le retard industriel français, par un investissement massif dans les technologies innovantes, tout en soutenant avec engagement la transition écologique. La nouvelle stratégie française pour le renouveau nucléaire s’articule en 4 piliers : « la diversification des usages, la réduction des volumes et de la radioactivité des déchets des installations nucléaires, l’augmentation de l’autonomie stratégique grâce au multi-recyclage des matières nucléaires, l’amélioration de la sûreté et de la sécurité nucléaire ».
L’innovation au cœur de la relance nucléaire
De nouveaux réacteurs nucléaires plus innovants sont ambitionnés par le gouvernement, au centre de cette quête d’innovation et de cette relance du nucléaire. Le projet français de SMR NUWARD est soutenu par la filière française.
Le recyclage des déchets étudiés au centre de la relance nucléaire
Notons aussi une stratégie du traitement et du recyclage du combustible nucléaire envisagée dans ce plan. Technologie de réacteurs à eau sous pression, nouvelles technologies en cours de déploiement des réacteurs modulaires (visant l’atteinte de l’objectif d’indépendance énergétique). Le multi-recyclage des matières nucléaires en eau pressurisée (MRREP) et la recherche sur les technologies des réacteurs à neutrons rapides (RNR), permettraient de réaliser des pas en avant d’importance en matière d’autonomie stratégique.
La filière du nucléaire, plus attractive ?
Ce ne sont pas moins de 100 000 recrutements qui sont annoncés comme indispensables par les industriels du secteur, afin de satisfaire le besoin croissant en main d’œuvre dans les 10 prochaines années. Car « La filière nucléaire a besoin de talents à tous niveaux de compétences et de qualifications dans des domaines variés » On comprend alors combien il est indispensable de rendre la filière du nucléaire plus attractive, et ce, afin de répondre à ces estimations et dentamer cette relance du nucléaire, programmée par la France dès 2024.
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